Pharmacie De L'eglise - Flux RSS d'actualités santé Les dernières actualités de Pharmacie De L'eglise sur la santé, de la médecine et des pharmaciens, ainsi que les études sur les maladies. https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites Thu, 25 Jul 2024 16:11:36 +0200 <![CDATA[Dépistage des cancers de la peau : pourquoi et comment faire ?]]> Sensibiliser le grand public sur les dangers des cancers de la peau est crucial. Ces cancers, bien que souvent évitables, touchent de nombreuses personnes chaque année. Dans cet article, nous aborderons les différents types de cancers de la peau, notamment les carcinomes et les mélanomes, ainsi que les facteurs de risque comme l'exposition au soleil et l'utilisation des cabines de bronzage. Nous soulignerons également l'importance du dépistage précoce, en expliquant les statistiques alarmantes et les signes à surveiller pour protéger votre santé.

Comprendre les cancers de la peau

Les différents types de cancers de la peau

Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus courants, souvent diagnostiqués après 50 ans. Ils apparaissent sur les zones exposées au soleil comme le visage, le cou, les épaules, et les avant-bras. La principale cause est une exposition excessive et prolongée au soleil. Bien que facilement traitables lorsqu'ils sont détectés tôt, les carcinomes peuvent provoquer des métastases s'ils ne sont pas traités à temps. Il est essentiel de consulter un médecin si une plaie ne cicatrise pas ou si une croûte persiste et change d'apparence.

Les mélanomes sont moins fréquents mais beaucoup plus dangereux. Ils peuvent apparaître n'importe où sur le corps, souvent sur le tronc chez les hommes et les jambes chez les femmes. Le mélanome a un risque élevé de métastases, ce qui en fait le type de cancer de la peau le plus grave. Une détection précoce est cruciale pour un traitement efficace.

Facteurs de risque et prévention

L'exposition au soleil est le principal facteur de risque de cancer de la peau. Les rayons UV endommagent les cellules de la peau, augmentant le risque de mutations cancérigènes. Utiliser une crème solaire à large spectre, porter des vêtements protecteurs et éviter le soleil pendant les heures de pointe sont des mesures essentielles de prévention.

Les cabines de bronzage artificielles augmentent considérablement le risque de développer un cancer de la peau. Les rayons UV émis par ces appareils sont souvent plus concentrés que ceux du soleil, accélérant ainsi les dommages cutanés. Il est fortement conseillé d'éviter leur utilisation pour réduire les risques de cancer.

Importance du dépistage précoce

Quelques statistiques 

Chaque année, environ 80 000 cancers cutanés sont diagnostiqués en France. La détection précoce repose souvent sur l'initiative du médecin ou sur votre vigilance personnelle en identifiant une lésion suspecte. Il n’existe pas de programme national de dépistage organisé, hormis des campagnes spécifiques comme la Semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau.

Agir rapidement est crucial, surtout pour les mélanomes, qui peuvent devenir très agressifs en quelques mois et se propager rapidement. Il est donc essentiel de surveiller régulièrement votre peau et vos grains de beauté, de limiter l'exposition au soleil et d'éviter les cabines de bronzage.

Signes à surveiller

  • Surveillez toute modification des grains de beauté : changements de taille, de forme, de couleur, ou l'apparition de saignements. Utilisez la méthode ABCDE (Asymétrie, Bords irréguliers, Couleur, Diamètre, Évolution) pour évaluer les grains de beauté et consulter un professionnel de santé en cas de doute.

  • Les plaies qui ne guérissent pas ou les ulcérations persistantes peuvent être des signes de cancers cutanés. Si une plaie ou une croûte ne cicatrise pas après quelques semaines, il est essentiel de consulter un dermatologue pour un diagnostic précis et un traitement rapide.

Il est crucial de surveiller régulièrement votre peau et de consulter un professionnel de santé dès l'apparition de signes suspects. Une détection précoce augmente significativement les chances de traiter efficacement les cancers de la peau. La prévention passe par une protection adéquate de la peau contre les rayons UV, notamment en évitant les expositions prolongées au soleil et les cabines de bronzage. Adopter de bonnes pratiques de protection solaire et consulter un dermatologue en cas de doute est essentiel pour maintenir une peau saine et prévenir les cancers cutanés. Enfin, pour des conseils sur la protection solaire, rapprochez-vous de votre pharmacien.

 

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/1179-depistage-des-cancers-de-la-peau-pourquoi-et-comment-faire
<![CDATA[Le prix de la qualité : l'Europe retire 400 médicaments génériques du marché]]> L’annonce de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) concernant le retrait de 400 médicaments génériques en Europe, dont 7 médicaments en France et 65 avec un report de suspension de 24 mois, suscite une vive réaction dans les médias. Parmi les 400 références de génériques concernées, 72 sont commercialisées en France et incluent presque tous des médicaments essentiels. L'Union européenne a demandé à ses membres de retirer ces médicaments du marché, jugeant que leur efficacité avait été mal évaluée. C’est l’occasion de revenir sur le système très qualitatif du contrôle du médicament en France.

Princeps ou générique ? 

Substitution et économies

Depuis 1999, le droit de substitution permet aux pharmaciens de délivrer un médicament générique à la place d’un médicament princeps. Ce dispositif essentiel a permis de réaliser 32 milliards d’économies en 25 ans, grâce à une réglementation stricte. Un médicament princeps ou original dispose d’une protection par brevet et d’un prix supérieur pendant 15 à 20 ans, afin de financer la recherche associée. Une fois le brevet échu, d’autres fabricants peuvent produire des génériques sous certaines conditions : même forme galénique, même biodisponibilité (comportement identique dans l’organisme), et même quantité de principes actifs. Ces médicaments doivent prouver leur équivalence pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM) par l’ANSM et entrer dans le Répertoire des médicaments génériques. C’est uniquement dans ces listes officielles et contrôlées que le pharmacien peut chercher ses médicaments substituables, garantissant ainsi la sécurité et l'efficacité des traitements proposés.

Les contrôles internationaux permanent 

Inspections et bioéquivalence

Tous les médicaments génériques ou princeps vendus en France sont rigoureusement contrôlés par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), qu’ils soient produits en France ou à l’étranger. Des études sont également menées par des agences internationales telles que l’EMA (Agence européenne des médicaments) et la FDA (Food and Drug Administration) pour garantir leur sécurité et leur efficacité. Les inspections portent sur la bioéquivalence, c'est-à-dire que les génériques doivent démontrer qu’ils se comportent de manière identique dans l’organisme par rapport aux médicaments princeps. Elles vérifient également la qualité des fabricants de matières premières, le respect des bonnes pratiques de fabrication, et la conformité aux spécifications définies lors de l’obtention de l’AMM. Un système de pharmacovigilance est également mis en place pour surveiller les médicaments après leur commercialisation. Ce système, toujours sous le contrôle de l’ANSM, peut exiger des améliorations organisationnelles ou de ressources pour garantir la sécurité des patients.

L’Europe suspend 400 médicaments suite à un contrôle

La société indienne Synapse Labs, chargée de réaliser des études d'évaluation pour de nombreux médicaments génériques tels que Biogaran, Sandoz, Teva, Arrow, et Viatris, a été jugée peu fiable par l’EMA. Pour protéger les populations, l’agence a décidé de suspendre la commercialisation de 400 médicaments en Europe, dont 7 en France et 65 autres ont un report de suspension de 24 mois. Cette mesure préventive vise à garantir la qualité des médicaments sur le marché. Les inquiétudes portent sur la qualité des études de bioéquivalence, essentielles pour assurer la sécurité et l'efficacité des génériques. Bien que les contrôles effectués jusqu’à présent n’aient pas montré de nocivité ou d’inefficacité des médicaments concernés, la suspension reste en vigueur pour éviter tout risque potentiel.

Des ruptures à prévoir ? 

Conséquences pour les patients et les professionnels de santé

Les ruptures de stock sont de plus en plus fréquentes dans les pharmacies. Bien que les suspensions d’AMM (autorisation de mise sur le marché) liées à des problèmes de qualité ne représentent que 2% des ruptures, elles posent néanmoins un défi significatif. Les concurrents doivent combler le manque, en espérant que leurs stocks et capacités de production soient suffisants.

Les contrôles réguliers des agences de santé européennes et mondiales garantissent un haut niveau de sécurité pour les médicaments. C’est un mal nécessaire pour maintenir la confiance dans les traitements avec un rapport bénéfice/risque bien contrôlé.

Les médicaments concernés

Les médicaments génériques vont-ils disparaître du marché ? On ne peut pas retirer un générique du marché sans alternative, que ce soit un autre générique ou que le médicament d’origine ne soit plus vendu. Le retrait des médicaments doit s'assurer qu'il existe des alternatives sûres, un défi majeur pour certains traitements indispensables.

Selon Les Échos, 72 des 400 produits concernés sont commercialisés en France. Après étude, l'ANSM à décidé de suspendre 7 médicaments en France. 65 autres ont un report de suspension de 24 mois pour permettre aux laboratoires de réaliser de nouvelles études de bioéquivalence. 

L’EMA a annoncé qu’il n’y avait aucune preuve de nocivité ou d'inefficacité pour les médicaments concernés. Toutefois, les conséquences de cette crise pourraient être dévastatrices. Si la méfiance envers les génériques s'installe, cela pourrait augmenter les coûts pour les systèmes de santé européens, qui dépendent fortement de ces médicaments pour réduire les dépenses. Les patients risquent de se retrouver sans traitement adéquat si des alternatives ne sont pas rapidement trouvées.

Médicaments concernés par la suspension immédiate

Les médicaments dont les AMM sont suspendues immédiatement incluent :

  • Névirapine Arrow LP 400 mg (boîte de 30, lot NN4021003A, exp. 09/2024)
  • Olanzapine Arrow 10 mg (boîte de 28, plusieurs lots jusqu’en 01/2025)
  • Olanzapine Arrow 7,5 mg (boîte de 28, plusieurs lots jusqu’en 01/2025)
  • Olanzapine Arrow 5 mg (boîte de 28, plusieurs lots jusqu’en 02/2025)
  • Metformine Almus 500 mg (boîtes de 30 et 90, plusieurs lots jusqu’en 09/2024)
  • Tramadol Almus 50 mg (boîte de 30, plusieurs lots jusqu’en 02/2025)

Ces suspensions font suite à des irrégularités dans la conduite des études de bioéquivalence, essentielles pour démontrer que les médicaments génériques libèrent la même quantité de substance active que leurs équivalents de référence.

Médicaments avec report de suspension de 24 mois

  1. Bisoprolol Mylan 1,25 mg, 2,5 mg, 5 mg et 10 mg
  2. Capecitabine Sandoz 150 mg et 500 mg
  3. Cefuroxime Sandoz 250 mg et 500 mg
  4. Ciprofloxacine EG 250 mg et 500 mg
  5. Clopidogrel Mylan 75 mg
  6. Docetaxel Teva 20 mg/ml et 80 mg/ml
  7. Ezetimibe/Simvastatine Mylan 10 mg/10 mg, 10 mg/20 mg, 10 mg/40 mg
  8. Fluconazole Mylan 50 mg, 100 mg, 150 mg et 200 mg
  9. Letrozole Teva 2,5 mg
  10. Lisinopril/Hydrochlorothiazide Sandoz 10 mg/12,5 mg et 20 mg/12,5 mg
  11. Metformine Teva 500 mg et 850 mg
  12. Ondansetron Sandoz 4 mg et 8 mg
  13. Oxaliplatine Mylan 5 mg/ml
  14. Paclitaxel Teva 6 mg/ml
  15. Perindopril Teva 4 mg et 8 mg
  16. Quetiapine Sandoz 25 mg, 100 mg, 200 mg et 300 mg
  17. Ramipril Teva 2,5 mg, 5 mg et 10 mg
  18. Risperidone Mylan 0,5 mg, 1 mg, 2 mg, 3 mg et 4 mg
  19. Sildenafil Mylan 25 mg, 50 mg et 100 mg
  20. Simvastatine Teva 10 mg, 20 mg et 40 mg
  21. Tamsulosine Teva 0,4 mg
  22. Valsartan/Hydrochlorothiazide Mylan 80 mg/12,5 mg et 160 mg/12,5 mg
  23. Venlafaxine Teva 37,5 mg, 75 mg et 150 mg
  24. Warfarine Mylan 1 mg, 3 mg et 5 mg
  25. Zolpidem Teva 10 mg
  26. Amlodipine/Valsartan Teva 5 mg/80 mg et 10 mg/160 mg
  27. Atorvastatine Teva 10 mg, 20 mg, 40 mg et 80 mg
  28. Azithromycine Teva 250 mg et 500 mg
  29. Bicalutamide Teva 50 mg et 150 mg
  30. Candesartan/Hydrochlorothiazide Teva 16 mg/12,5 mg et 32 mg/12,5 mg
  31. Ciprofloxacine Teva 250 mg et 500 mg
  32. Clarithromycine Teva 250 mg et 500 mg
  33. Desloratadine Teva 5 mg
  34. Escitalopram Teva 10 mg et 20 mg
  35. Esomeprazole Teva 20 mg et 40 mg
  36. Furosemide Teva 40 mg
  37. Glimepiride Teva 1 mg, 2 mg et 3 mg
  38. Ibandronate Teva 150 mg
  39. Lamotrigine Teva 25 mg, 50 mg et 100 mg
  40. Lansoprazole Teva 15 mg et 30 mg
  41. Losartan/Hydrochlorothiazide Teva 50 mg/12,5 mg et 100 mg/25 mg
]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/2224-le-prix-de-la-qualite-leurope-retire-400-medicaments-generiques-du-marche
<![CDATA[Comment bien s’alimenter en période de canicule ?]]> En plein été, la canicule pose de sérieux défis pour notre santé. Bien s’alimenter et s’hydrater correctement sont essentiels pour prévenir les risques de déshydratation, d’insolation et de malaises. En tant que professionnels de la santé, nous, les pharmaciens, tenons à vous rappeler l’importance d’une alimentation adaptée pendant ces périodes de fortes chaleurs. Cet article vous guidera sur les meilleures pratiques alimentaires et hydriques pour traverser sereinement les vagues de chaleur tout en restant en bonne santé.

L'importance de l'hydratation

Boire de l'eau régulièrement

Lors d’un épisode de canicule ou de fortes chaleurs, il est important de ne pas oublier de s’alimenter et de s'hydrater correctement même en absence d’envies. En effet, en cas de déshydratation, vous pouvez risquer d’avoir une insolation ou un malaise. N’attendez pas d’avoir soif pour boire ! Pour les enfants et les nourrissons, proposez de l'eau toutes les heures. Les personnes âgées devraient boire au moins 1,5 litre d’eau par jour.

Hydratation des enfants et des personnes âgées

Assurez-vous que les enfants et les personnes âgées soient bien hydratés. Ils sont particulièrement vulnérables à la déshydratation lors des périodes de chaleur intense. Voici les recommandations de l'Assurance Maladie :

  • Hydratez-vous régulièrement : Buvez au moins 1,5 litre d'eau par jour, même si vous n'avez pas soif.

  • Restez au frais : évitez de sortir aux heures les plus chaudes (11h-21h) et passez plusieurs heures dans des endroits frais ou climatisés.

  • Mangez léger : préférez des repas frais et riches en eau, comme les fruits et les légumes.

  • Prenez des nouvelles : vérifiez régulièrement que les personnes âgées, fragiles ou isolées vont bien et s’hydratent correctement.

  • Adaptez votre environnement : fermez les volets et les rideaux des façades exposées au soleil, et aérez la nuit.

Pour plus de détails, consultez les recommandations de l'Assurance Maladie ici.

Aliments riches en eau pour éviter la déshydratation

Fruits et légumes d'été

L’été offre une abondance de fruits et légumes de saison riches en eau et en vitamines, parfaits pour éviter la déshydratation. Privilégiez les crudités comme les concombres, les tomates, les poivrons et les salades. Manger des plats frais réduit la charge sur votre organisme et diminue les risques de mauvaise digestion et de fatigue.

Viandes et poissons à privilégier

Préférez les poissons à chair blanche et les viandes maigres cuites avec peu de matière grasse, pour une meilleure digestion et moins de fatigue.

Desserts adaptés à la chaleur

Les fruits de saison comme le melon, la pastèque ou la pêche sont idéaux pour les desserts. Évitez les desserts trop sucrés pour maintenir une hydratation optimale.Consommer ces fruits frais aide également à réguler la température corporelle, offrant une option saine et rafraîchissante pendant les fortes chaleurs. Pour votre santé, privilégiez des desserts naturels et peu transformés afin de profiter de leurs bienfaits hydratants et nutritifs.

Respect de la chaîne du froid

Utilisation de glacières et sacs réfrigérés

Pour éviter les intoxications alimentaires, utilisez des glacières ou des sacs réfrigérés pour maintenir la chaîne du froid. Cela est crucial pour préserver la sécurité des aliments et prévenir les risques de contamination qui peuvent nuire à votre santé.

Précautions de préparation et de conservation

Avec la chaleur, les bactéries prolifèrent facilement. Ne laissez pas vos aliments au soleil et nettoyez soigneusement vos ustensiles et plans de travail pour éviter toute contamination. Conservez les aliments périssables dans des réfrigérateurs ou des glacières et respectez les dates de péremption pour garantir leur sécurité.

Enfin, l'alcool, les produits sucrés et la caféine sont des diurétiques à consommer avec modération, surtout en période de canicule. Ces substances peuvent provoquer des sensations de chaleur et aggraver la déshydratation, augmentant ainsi les risques de malaises. Préférez des boissons sans caféine et non sucrées, comme l’eau infusée aux fruits, pour rester hydraté et rafraîchit sans risques. En cas de doute sur une déshydratation ou une insolation, il est crucial de consulter un professionnel de la santé, comme un pharmacien, qui pourra vous conseiller sur les gestes à adopter et les mesures à prendre pour assurer votre bien-être.

 

Sources : 

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/canicule-chaleur/que-faire 

https://www.ameli.fr/assure/actualites/fortes-chaleurs-et-canicule-quels-gestes-adopter-pour-s-en-proteger

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/1992-comment-bien-salimenter-en-periode-de-canicule
<![CDATA[Comment se protéger des tiques et de la maladie de Lyme ?]]> Par beau temps et en période estivale, les promenades en nature sont plus fréquentes augmentant le risque d'une morsure de tiques. Ces acariens parasites se développent dans des zones boisées humides et herbes hautes et s'accrochent à la peau d'autres organismes pour se nourrir de leur sang. Une tique peut être porteuse de la bactérie "Borrelia" qui est responsable de la maladie de Lyme et transmissible aux animaux et aux humains.

Qu'est-ce que la maladie de Lyme ?

La maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) survient après la morsure d'une tique portant la bactérie "Borrelia". En l’absence de traitement, elle évolue typiquement en 3 stades. Tous les stades ne sont pas nécessairement symptomatiques et les patients peuvent traverser de longues périodes sans ressentir de symptômes.

Les symptômes précoces de la maladie de Lyme interviennent dans les 30 jours après la morsure. Cela se traduit par des plaques autour de la zone de morsure (érythème migrant) qui évoluent en grandissant de 2 à 3 cm par jour durant quelques jours à quelques semaines. Sans traitement, la maladie évolue au stade précoce disséminé avec des troubles articulaires, neurologiques ou cutanés qui peuvent survenir. Après quelques années sans traitement antibiotique adapté, les atteintes cutanées, articulaires et neurologiques sont plus prononcées et lourds de conséquences, les douleurs et la fatigue deviennent chroniques.

Se protéger des morsures de tiques

Il est crucial de prendre des précautions pour se protéger contre les tiques et réduire le risque de contracter la maladie de Lyme. Voici quelques moyens efficaces pour vous protéger face à la présence de ces parasites

  • Pour limiter l'exposition aux tiques, évitez les sentiers mal entretenus, les hautes herbes et les zones boisées lors de vos promenades ou randonnées. Préférez les chemins bien dégagés et entretenus, et évitez de vous asseoir ou de pique-niquer dans des zones propices aux tiques

  • Portez des vêtements de protection. Se couvrir les bras et les jambes avec des vêtements longs est une mesure de protection simple mais efficace. Optez pour des vêtements de couleur claire, ce qui permet de repérer plus facilement les tiques. Rentrez votre pantalon dans vos chaussettes pour empêcher les tiques de se glisser sous vos vêtements. En pharmacie, vous pouvez trouver des vêtements traités avec des répulsifs spécifiques pour une protection supplémentaire.

  • Utilisez des répulsifs efficaces. L'application de répulsifs sur la peau et les vêtements est une méthode recommandée pour repousser les tiques. Les répulsifs contenant du DEET ou de l'IR3535 sont particulièrement efficaces. Avant d'utiliser un répulsif, consultez votre pharmacie pour connaître d'éventuelles contre-indications et choisir le produit le mieux adapté à vos besoins. Votre pharmacien pourra vous conseiller sur les meilleures pratiques d'application et les précautions à prendre, surtout pour les enfants et les femmes enceintes. 

  • Inspectez votre corps régulièrement. Après une sortie en nature, inspectez minutieusement l'entièreté de votre corps à la recherche de tiques. Portez une attention particulière aux zones où les tiques aiment se cacher, telles que les aisselles, les plis du genou, le nombril, et derrière les oreilles. 

Votre pharmacie est un allié précieux dans la prévention des piqûres de tiques et de la maladie de Lyme. En plus de fournir des répulsifs et des vêtements de protection, les pharmaciens peuvent vous conseiller sur les meilleures pratiques pour vous protéger et traiter rapidement une morsure de tique. N'hésitez pas à demander des brochures informatives ou des consultations personnalisées pour en savoir plus sur la prévention et la gestion des morsures de tiques.

Réagir à une morsure de tique

Si vous découvrez une tique fixée sur votre peau, il est important d'agir rapidement et correctement pour minimiser les risques de transmission de maladies. Utilisez un tire-tique, un petit outil que vous pouvez trouver en pharmacie, et suivez attentivement les instructions pour retirer la tique sans l'écraser. Si vous avez des doutes ou si vous rencontrez des difficultés lors de l'extraction, rendez-vous en pharmacie ou consultez votre médecin pour obtenir de l'aide. Après avoir retiré la tique, désinfectez soigneusement la zone de la morsure avec un antiseptique.

Enfin, après chaque sortie en nature, inspectez minutieusement votre corps pour détecter et enlever rapidement les tiques avant qu'elles ne transmettent d'éventuelles maladies. Il est bon de savoir que la tique met au moins 24 heures avant de pouvoir transmettre la maladie de Lyme, donc une vérification rapide peut prévenir toute infection.

Consulter un professionnel de la santé 

Dans certaines situations, il est essentiel de consulter un médecin pour prévenir la maladie de Lyme après une morsure de tique, notamment si :

  • La tique est gorgée de sang et la durée de sa présence est incertaine.

  • Vous êtes enceinte.

  • Vous êtes immunodéprimé.

  • Vous remarquez la présence de plaques rouges autour de la morsure.

  • Vous présentez des symptômes anormaux, tels que de la fièvre, des maux de tête ou des douleurs musculaires.

Les pharmaciens sont également là pour vous aider. Si vous avez une question ou un doute concernant une morsure de tique, n'hésitez pas à vous rendre en pharmacie. Les pharmaciens peuvent vous fournir des conseils personnalisés, vous aider à retirer la tique correctement avec un tire-tique, et vous recommander les produits appropriés pour désinfecter la zone touchée.

Pour des situations nécessitant une attention médicale plus approfondie, ils pourront vous orienter vers un médecin pour un suivi adapté. En combinant l'expertise des médecins et des pharmaciens, vous assurez une prise en charge complète et efficace, garantissant ainsi votre santé et votre tranquillité d'esprit face aux risques liés aux tiques.

 

Source :

https://www.ameli.fr/assure/sante/urgence/morsures-griffures-piqures/morsure-tique-maladie-de-lyme-que-faire

https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/tiques_brochure.pdf

 

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/1989-comment-se-proteger-des-tiques-et-de-la-maladie-de-lyme
<![CDATA[Trousse de médicaments : les indispensables de secours pour les vacances]]> Partir en voyage, c'est s'évader vers de nouveaux horizons, mais cela ne signifie pas être sans préparation ! Que vous soyez sur le point de vous envoler vers une destination exotique ou simplement de profiter d'une escapade près de chez vous, une trousse de médicaments bien équipée est un incontournable. Dans cet article, nous vous livrons les secrets d'une trousse de secours efficace, adaptée à votre destination et à votre santé, pour des vacances sans stress et en toute tranquillité.

Pourquoi une trousse de médicaments est essentielle pour les vacances ?

Prévoir une trousse de médicaments dans vos bagages s'avère être une sage décision pour vos vacances à venir. Cette préparation anticipée vous permettra de répondre aux éventuels problèmes de santé qui pourraient perturber votre séjour. Que ce soit pour traiter une coupure, apaiser un mal de tête ou soulager une indigestion, une trousse bien garnie assure une tranquillité d'esprit lors de vos escapades. De plus, elle vous offre une protection contre les réactions allergiques et les coups de soleil, assurant ainsi votre bien-être tout au long de votre séjour.

Quels sont les indispensables de la trousse de médicaments pour les vacances ?

Préparer une trousse de médicaments bien équipée est une étape cruciale pour des vacances sans souci. Voici une sélection des essentiels à inclure dans votre kit de premier secours, avec une explication de leur utilité pour vous aider à gérer divers petits problèmes de santé qui pourraient survenir pendant votre séjour.

1. Antalgiques et antipyrétiques, médicaments contre les troubles digestifs, traitement des allergies

  • Les douleurs, fièvre, plaies et problèmes digestifs sont les principaux problèmes rencontrés lors des déplacements, mais prévoyez pour être paré là où votre corps est le plus sensible. Demandez à votre pharmacien de compléter la liste des indispensables !

2. Pansements et antiseptiques :

  • Compresses stériles : Elles sont essentielles pour nettoyer et protéger les plaies avant d'appliquer un pansement, contribuant ainsi à prévenir les infections.

  • Désinfectant : Que ce soit de la bétadine ou de l'alcool, un antiseptique est indispensable pour nettoyer les plaies et éliminer les bactéries.

5. Crèmes et lotions :

  • Crème solaire : Protégez votre peau contre les rayons UV nocifs avec une crème solaire adaptée pour éviter les coups de soleil et réduire le risque de cancer de la peau.

6. Autres indispensables :

  • Thermomètre : Pratique pour surveiller rapidement la température corporelle en cas de fièvre ou de malaise.

  • Ciseaux : Des petits ciseaux sont utiles pour couper les pansements ou les compresses.

  • Pincettes : Elles facilitent le retrait des échardes ou des épines de la peau.

En rassemblant ces éléments dans votre trousse médicale pour les vacances, vous serez mieux préparé pour faire face aux imprévus et assurer votre sécurité ainsi que celle de vos compagnons de voyage. 

 

Sources : 

https://sante-pratique-paris.fr/bonnes-pratiques-dossier/bien-preparer-trousse-de-soins-vacances-a-letranger/ 

https://www.ameli.fr/assure/actualites/depart-en-vacances-bien-preparer-sa-trousse-pharmacie

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/1985-trousse-de-medicaments-les-indispensables-de-secours-pour-les-vacances
<![CDATA[Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail]]> Le 28 avril prochain, l'Organisation Internationale du Travail (OIT) célèbrera la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. En tant qu'acteurs de la santé et du bien-être, nous attachons une grande importance à cette journée. C'est l’occasion essentielle de sensibiliser à la prévention des accidents professionnels et aux maladies liées au travail.

Cette année, le thème choisi met en lumière une problématique cruciale : les impacts du changement climatique sur la sécurité et la santé au travail. Cette journée est l’occasion d’attirer l’attention sur la sécurité et la santé professionnelles parmi les syndicats, les organisations patronales et les représentants du gouvernement. 

Pourquoi la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail est-elle si importante ?

La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail revêt une importance capitale, et cela se reflète dans les chiffres alarmants que nous rencontrons. Chaque année, selon un rapport du Bureau international du travail intitulé "La sécurité en chiffres", environ 2,2 millions de travailleurs perdent la vie dans le cadre de leur emploi, que ce soit à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, ce qui équivaut à environ 5 000 décès par jour.

Ces statistiques révèlent une réalité troublante : les accidents du travail et les maladies professionnelles continuent d'augmenter. Ces données nous rappellent l'importance cruciale de promouvoir une culture de la sécurité et de la santé au travail. Ainsi, il est essentiel à notre échelle de sensibiliser et d'agir pour prévenir ces accidents et maladies professionnels, contribuant ainsi à un environnement de travail plus sûr et plus sain pour tous.

Les impacts du changement climatique sur la sécurité et la santé au travail

Le changement climatique engendre des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes, ce qui a un impact significatif sur la sécurité et la santé des travailleurs à travers le monde. Cette évolution entraîne une série de risques professionnels accrus, parmi lesquels on retrouve notamment :

  • Le stress thermique, résultant de températures extrêmes, peut mettre en danger la santé des travailleurs, en particulier dans les industries exposées à des environnements chauds ou mal ventilés.

  • L'exposition aux rayonnements UV, exacerbée par le changement climatique, accroît le risque de cancers de la peau et d'autres problèmes de santé liés à l'exposition au soleil chez les travailleurs qui passent de longues heures à l'extérieur.

  • La pollution de l'air, intensifiée par des phénomènes climatiques tels que les vagues de chaleur et les incendies de forêt, aggrave les problèmes respiratoires et cardiovasculaires des travailleurs, surtout dans les zones urbaines où la pollution est déjà un problème majeur.

  • L'exposition accrue aux produits chimiques, due aux perturbations climatiques qui peuvent libérer des substances toxiques dans l'environnement, représente un risque supplémentaire pour la santé des travailleurs, en particulier dans les secteurs industriels et agricoles.

Quels sont les objectifs de cette journée ?

La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail sert principalement à promouvoir la sensibilisation et l'importance de la santé et de la sécurité au travail (SST) à l'échelle mondiale. 

L'Organisation Internationale du Travail (OIT) saisit cette opportunité pour encourager le dialogue et sensibiliser les différents acteurs sur la nécessité d'investir dans la SST, surtout face aux urgences et aux crises qui affectent les lieux de travail.

Les objectifs de cette journée sont multiples :

  1. Sensibiliser : Il s'agit d'informer et d'éduquer les employeurs, les travailleurs et les autres parties prenantes sur l'importance de créer des environnements de travail sûrs et sains.

  2. Encourager le dialogue : La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail offre une plateforme pour encourager le dialogue et l'échange d'informations entre les différents acteurs concernés, afin de partager les meilleures pratiques et les leçons apprises en matière de sécurité et de santé au travail (SST).

  3. Renforcer les systèmes de prévention : Cette journée vise donc à promouvoir des politiques et des mesures efficaces pour anticiper les impacts et assurer la résilience du monde du travail.

Célébrer la journée de la sécurité au sein d’une entreprise 

La célébration de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail au sein d'une entreprise revêt une importance capitale. C'est l'occasion pour les entreprises de démontrer leur engagement envers la santé et la sécurité de leurs employés. 

En organisant des événements spéciaux et des activités dédiées, elles renforcent la sensibilisation à la sécurité, favorisent une culture de prévention des accidents et des maladies professionnelles, et encouragent chaque employé à jouer un rôle actif dans la promotion de la sécurité au travail. La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail permet également aux entreprises de valoriser leur engagement envers le bien-être de leurs employés. 

 

Source :

https://www.editions-tissot.fr/actualite/sante-securite/journee-mondiale-2024-de-la-securite-et-de-la-sante-au-travail

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/1163-journee-mondiale-de-la-securite-et-de-la-sante-au-travail
<![CDATA[Le rappel du vaccin contre le tétanos : une protection indispensable]]> Le tétanos est une infection grave, causée par la toxine tétanique d'une bactérie naturellement présente dans le sol. Cette maladie peut entraîner des contractures musculaires, potentiellement mortelles si elles affectent les muscles respiratoires.

Le vaccin contre le tétanos est essentiel pour prévenir cette infection grave. Découvrez pourquoi il est important de maintenir votre vaccination à jour.

 

Le tétanos, une infection grave

En France, grâce à une couverture vaccinale étendue, on recense environ 20 cas de tétanos par an. Cependant, cette maladie infectieuse reste grave, avec une mortalité d'un cas sur trois. La vaccination contre le tétanos est devenue obligatoire en France en 1940, et depuis lors, elle a considérablement réduit l'incidence de cette maladie infectieuse.

Quels sont les symptômes du Tétanos ?

La contamination au tétanos se contracte au travers d’une plaie qui peut provenir d’une blessure, d’une coupure ou même d’une morsure animale. Elle survient généralement en cas de contact avec la terre. Bien que le tétanos ait pratiquement disparu en France, il a été décrit depuis l’antiquité comme un véritable fléau et l’une des plus grandes épidémies de l’histoire. 

Les symptômes du tétanos chez les personnes atteintes sont exclusivement cliniques, il n’existe de ce fait aucun examen qui puisse le confirmer. Ces symptômes apparaissent généralement quelques jours après l’infection entre quatre jours à trois semaines. Les premiers symptômes sont généralement des contractures musculaires assez importantes. 

Voici les symptômes principaux et les complications possibles : 

  • Des spasmes musculaires et contractures musculaires au niveau de la mâchoire empêchant l’ouverture de la bouche, du cou et du dos

  • Des contractions permanente des muscles du visage, appelé aussi “faciès sardonique” 

  • Des difficulté à avaler, entraînant des difficultés à boire 

  • Un spasme du larynx bloquant la respiration

  • Une transpiration excessive

  • De l’hypertension

Prévention du tétanos 

Il n'existe pas de traitement spécifique pour protéger contre le tétanos, mais la prévention par vaccination est extrêmement efficace, avec une protection à 100 %. Qu’en est-il de l'immunisation contre le tétanos ? Contrairement à certaines maladies, une première infection par la bactérie du tétanos ne confère pas d'immunité. Ainsi, les rappels du vaccin contre le tétanos sont essentiels pour maintenir une protection continue. Le rappel du vaccin contre le tétanos est recommandé tous les 20 ans après le dernier rappel à partir de 25 ans, puis tous les 10 ans. Le vaccin antitétanique pour cette maladie infectieuse est généralement administré dans le cadre du DTP (vaccin contre la Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) ou du DTPca (Diphtérie, Tétanos, Coqueluche acellulaire, Poliomyélite pédiatrique).

Comment et où faire son rappel ?

Faites votre rappel en pharmacie !  Depuis le 9 août 2023 les pharmaciens peuvent désormais prescrire et vacciner les patients. Ils sont en mesure de vacciner les patients contre le tétanos directement en pharmacie, et cela sans ordonnance. 

Prendre rendez-vous

En cas de blessure chez une personne dont le plan de vaccination n'est pas à jour, une dose de vaccin antitétanique est administrée immédiatement, et les rappels sont précisés. Informez-vous à l'occasion de la semaine de la vaccination

La semaine européenne de la vaccination se déroule du 22 au 28 avril 2024, c'est l'occasion d'en parler et de vérifier si on est à jour de tous ses vaccins. Vous souhaitez plus d’informations sur la vaccination ? Consultez le calendrier des vaccinations 2024.

Sources : 

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/vaccination/vaccins-obligatoires 

https://www.vidal.fr/medicaments/utilisation/vaccins/vaccin-tetanos.html 

https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Tetanos

 

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/1871-le-rappel-du-vaccin-contre-le-tetanos-une-protection-indispensable
<![CDATA[Comprendre la polyarthrite rhumatoïde : Symptômes, diagnostic et gestion]]> La polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune, affecte entre 0.5% et 1% de la population adulte. Bien qu'elle puisse se manifester à tout âge, elle est le plus souvent diagnostiquée chez les individus âgés de 30 à 50 ans. Cette pathologie, caractérisée par des déformations articulaires et des destructions des tendons, touche davantage les femmes que les hommes, une disparité souvent attribuée aux variations du taux d’œstrogènes dans l'organisme.

Symptômes courants de la polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire auto-immune, se manifeste principalement par des douleurs et des gonflements articulaires. Ces symptômes, souvent ressentis aux mains, aux poignets et aux doigts, s'accompagnent d'une raideur, particulièrement prononcée le matin et la nuit. En plus des douleurs, les patients peuvent éprouver de la fatigue et une perte d'appétit, caractéristiques du premier stade de la maladie.

Au fil de l'évolution de la maladie, des phases de poussées et de rémissions se succèdent, touchant potentiellement toutes les articulations du corps, y compris les épaules, le cou, les pieds, les hanches, les genoux et les coudes. Dans les cas avancés, des complications telles que des lésions du cartilage,des destructions des tendons, des luxations et des dommages osseux peuvent survenir. Dans ces situations, la chirurgie orthopédique, impliquant parfois le remplacement des articulations par des prothèses, peut être envisagée. Par ailleurs, la polyarthrite rhumatoïde est souvent associée à d'autres affections, notamment le syndrome de Gougerot-Sjögren, le diabète et les accidents vasculaires.

En plus des symptômes articulaires, la polyarthrite rhumatoïde peut également affecter d'autres organes et systèmes du corps. Les manifestations extra-articulaires comprennent souvent des problèmes cutanés, tels que des nodules rhumatoïdes sous-cutanés, des ulcères buccaux et des éruptions cutanées. De plus, certains patients peuvent présenter des complications pulmonaires, cardiaques ou oculaires. Ces symptômes variés rendent le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde parfois complexe, nécessitant une évaluation approfondie par un médecin spécialisé en rhumatologie.

Diagnostic précoce de la polyarthrite rhumatoïde

Le diagnostic précoce de la polyarthrite rhumatoïde est essentiel pour une gestion efficace de la maladie et pour prévenir les dommages articulaires à long terme. Si vous ressentez des douleurs articulaires persistantes, des gonflements ou une raideur matinale, il est important de consulter un professionnel de la santé dès que possible.

Les articulations touchées peuvent être enflées, douloureuses, rouges et raides lors des poussées de la maladie. Sur la base de cet examen initial, des tests sanguins seront souvent prescrits pour rechercher des marqueurs inflammatoires et des anticorps spécifiques associés à la polyarthrite rhumatoïde.

En plus des tests sanguins, des radiographies articulaires peuvent également être réalisées pour évaluer l'étendue des dommages articulaires. Cependant, il est important de noter que les changements visibles sur les radiographies peuvent ne pas apparaître au début de la maladie. Dans certains cas, d'autres examens d'imagerie tels que l'IRM ou l'échographie peuvent être utilisés pour détecter les changements précoces dans les articulations.

Dans certains cas, une analyse du liquide articulaire prélevé par une ponction articulaire peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic. Ces tests aident à évaluer l'inflammation des articulations et aident à différencier la polyarthrite rhumatoïde d'autres affections. Un diagnostic précoce permettra d'instaurer un traitement approprié dès que possible, ce qui peut contribuer à ralentir la progression de la maladie et à améliorer la qualité de vie des patients.

Approches de gestion de la polyarthrite rhumatoïde

Au cours des deux dernières décennies, les approches de gestion de la polyarthrite rhumatoïde ont considérablement évolué, offrant aux patients une meilleure qualité de vie et la possibilité d'atteindre une rémission clinique. Un large éventail de traitements est désormais disponible, allant des médicaments anti-inflammatoires et immunosuppresseurs aux thérapies biologiques ciblées.

Les traitements pour la polyarthrite rhumatoïde visent généralement à réduire l'inflammation, à soulager la douleur, à prévenir les dommages articulaires et à améliorer la fonctionnalité des articulations. En plus des médicaments, la gestion de la polyarthrite rhumatoïde implique souvent des mesures d'autogestion, telles que l'exercice régulier, la thérapie physique et l'adaptation des activités quotidiennes pour minimiser les tensions sur les articulations affectées. Les patients peuvent également bénéficier de techniques de gestion du stress, de techniques de relaxation et d'un soutien psychologique pour faire face aux défis physiques et émotionnels associés à la maladie.

Il est également important de noter que la polyarthrite rhumatoïde peut évoluer par poussées et rémissions, ce qui signifie que les symptômes peuvent varier en intensité au fil du temps.

Un diagnostic précoce et une prise en charge appropriée peuvent aider à limiter les dommages articulaires, à soulager les symptômes et à améliorer la qualité de vie des patients atteints de cette maladie chronique.
 

Sources :  

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/polyarthrite-rhumatoide/symptomes-diagnostic-evolution 

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/polyarthrite-rhumatoide/comprendre-polyarthrite-rhumatoide

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/2174-comprendre-la-polyarthrite-rhumatoide-symptomes-diagnostic-et-gestion
<![CDATA[Diagnostic de la maladie cœliaque : confirmer une intolérance au gluten]]> La maladie coeliaque, également connue sous le nom d'intolérance au gluten, est un trouble médical qui reste souvent méconnu et sous-diagnostiqué. Pourtant, elle affecte un nombre significatif de personnes à travers le monde, y compris en France, où environ 2% de la population, soit environ 700 000 individus. 

Cette maladie auto-immune peut se manifester par une gamme variée de symptômes, tant intestinaux que non-intestinaux, et elle est deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Les symptômes intestinaux sont les plus courants, mais il est également possible de présenter des symptômes non-digestifs.

Comprendre la maladie coeliaque : définition et mécanismes de l'intolérance au Gluten

La maladie cœliaque est une affection auto-immune multisystémique déclenchée par l’ingestion de gluten, une protéine présente dans des céréales telles que le blé, le seigle et l’orge, chez les individus génétiquement prédisposés. Cette condition provoque une inflammation chronique de l'intestin, résultant de réactions immunitaires exagérées déclenchées par la consommation de gluten.

L’ingestion de gluten chez les personnes intolérantes entraîne une réaction immunitaire qui endommage la paroi interne de l’intestin, conduisant à des lésions et à une altération de la fonction digestive. Cela peut entraîner une mauvaise absorption des nutriments, des minéraux et des vitamines essentielles à partir des aliments consommés, ce qui peut entraîner des carences nutritionnelles et des problèmes de santé plus graves. Contrairement à une allergie alimentaire, les symptômes de la maladie coeliaque n'apparaissent pas immédiatement après l'ingestion de gluten. Ils peuvent se développer progressivement au fil du temps. Les symptômes de la maladie coeliaque varient d'une personne à l'autre et peuvent être intestinaux ou extra-intestinaux.

  • Chez les nourrissons, les symptômes peuvent inclure des diarrhées persistantes, un manque d'appétit et une perturbation de la croissance. 

  • Chez les enfants, les symptômes digestifs tels que les vomissements, la diarrhée, les ballonnements et le manque d'appétit sont fréquents. 

  • Chez les adultes, les manifestations digestives sont similaires mais peuvent être associées à une perte de poids significative.

Il est important de noter que de nombreuses personnes atteintes de la maladie coeliaque peuvent rester asymptomatiques pendant de nombreuses années, voire toute leur vie, ce qui rend le diagnostic de la maladie souvent difficile. Cependant, si la maladie n'est pas diagnostiquée et traitée, elle peut avoir des répercussions graves sur la santé globale de l'individu.

Processus de diagnostic de la maladie coeliaque : étapes et tests

Identifier une intolérance au gluten nécessite un processus diagnostic précis. Voici les étapes et les tests généralement utilisés pour confirmer la maladie coeliaque :

  • Consultation médicale : Si vous présentez des symptômes pouvant indiquer une intolérance au gluten, il est essentiel de consulter votre médecin traitant. Celui-ci pourra évaluer vos antécédents médicaux, vos symptômes actuels et les éventuels facteurs de risque, tels que des antécédents familiaux de maladie coeliaque.

  • Orientation vers un spécialiste : En cas de suspicion d'intolérance au gluten, votre médecin peut vous orienter vers un gastro-entérologue pour des examens complémentaires et un diagnostic précis.

  • Analyses sanguines : Le premier test sanguin effectué est généralement une recherche d'anticorps spécifiques, tels que les anticorps IgA transglutaminase tissulaire et les anticorps anti-endomysium. Ces anticorps sont souvent présents chez les personnes atteintes de maladie coeliaque.

  • Tests génétiques : Des tests génétiques peuvent être réalisés pour détecter la prédisposition génétique à la maladie coeliaque en examinant les gènes associés à la condition.

  • Biopsie de l'intestin grêle : Pour confirmer le diagnostic de maladie coeliaque, une biopsie de l'intestin grêle est souvent nécessaire. Cette procédure est réalisée par endoscopie et consiste à prélever de petits échantillons de tissus de la paroi interne de l'intestin grêle. Il est important que les patients continuent de consommer du gluten dans leur alimentation habituelle avant la biopsie afin d'obtenir des résultats précis.

Une fois le diagnostic confirmé, le traitement principal de la maladie coeliaque consiste en l'adoption d'un régime sans gluten strict à vie. Ce régime permet généralement de soulager les symptômes et de restaurer la santé intestinale. Il est important de suivre les recommandations diététiques de manière rigoureuse pour éviter les complications à long terme associées à la maladie coeliaque.

Gestion et prise en charge de la maladie coeliaque : stratégies alimentaires et suivi médical

Après avoir reçu un diagnostic de maladie coeliaque, une gestion adéquate de la condition est essentielle pour assurer le bien-être et la santé à long terme. Voici les principaux aspects de la prise en charge de la maladie coeliaque :

  • Examens complémentaires : Suite au diagnostic, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour évaluer l'état de santé global du patient. Cela peut inclure des analyses de sang pour détecter d'éventuelles carences en fer et en vitamines, ainsi qu'une évaluation de la densité osseuse pour dépister l'ostéoporose, une complication fréquente de la maladie coeliaque.

  • Régime alimentaire sans gluten : La pierre angulaire du traitement de la maladie coeliaque est un régime alimentaire strict sans gluten. Cela implique d'éliminer tous les aliments contenant du blé, du seigle, de l'orge et leurs dérivés de l'alimentation quotidienne. Il est recommandé de consulter un diététicien spécialisé dans les régimes sans gluten pour élaborer un plan alimentaire équilibré et adapté aux besoins individuels du patient.

En cas de doute ou de symptômes persistants, il est essentiel de consulter un professionnel de la santé pour un examen approfondi et des conseils adaptés.

 

Sources : 

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/intolerance-gluten-maladie-coeliaque/symptomes-diagnostic-evolution-intolerance-gluten

https://www.synlab.fr/votre-sante/bilans-de-prevention-sans-ordonnance/maladie-coeliaque-intolerance-au-gluten/

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/2169-diagnostic-de-la-maladie-coeliaque-confirmer-une-intolerance-au-gluten
<![CDATA[Reconnaître et soulager votre allergie au pollen]]> Plus de 25% de la population française est concernée par les allergies au pollen, un chiffre qui risque d’augmenter dans les années à venir en raison de la concentration croissante de pollen dans l’air. Comment reconnaître ces allergies respiratoires qui se manifestent seulement à certaines périodes de l’année ? 

Qu’est-ce qu’une allergie au pollen ? 

Pour certaines personnes, le printemps est synonyme de symptômes désagréables tels que les éternuements, les démangeaisons et les yeux rouges. Ces symptômes sont souvent le signe d'une allergie au pollen, communément appelée rhume des foins. Cette réaction allergique survient lorsque le système immunitaire réagit de manière excessive au pollen provenant des graminées ou des arbres, déclenchant ainsi une série de symptômes inconfortables.

Reconnaître une allergie au pollen 

Les allergies au pollen sont courantes pendant les saisons de floraison, surtout au printemps lorsque les arbres, les graminées et les herbacés libèrent leur pollen dans l'air. Ce pollen est souvent invisible à l'œil nu, mais il entre en contact avec les yeux et pénètre dans l'organisme par les voies respiratoires, déclenchant ainsi des réactions allergiques chez les personnes sensibles.

Comme toutes les allergies, les allergies au pollen se manifestent par un ensemble de symptômes reconnaissables qui apparaissent suite à une exposition. Ils surviennent généralement pendant les périodes de beau temps, du printemps à l'automne, avec des pics saisonniers correspondant à la pollinisation des différents types de plantes : les arbres (de février à mai), les graminées (de mai à juillet), les herbacés et l'ambroisie (de juillet à octobre).

Les symptômes les plus fréquents incluent des yeux piquants ou larmoyants, un nez qui coule ou est obstrué, une gorge irritée, des éternuements, des maux de tête, une sinusite, voire de l'asthme dans les cas les plus sévères. Ces allergies peuvent affecter la qualité du sommeil et le bien-être général. Il est important de noter que la gravité des symptômes varie d'une personne à l'autre, et une personne allergique au pollen le sera chaque année à la même période, bien que l'intensité et la durée des symptômes puissent varier.

Pour suivre l'évolution du pollen en temps réel et planifier en conséquence, il est possible de consulter la carte du pollen. En cas de suspicion d'allergie au pollen, il est recommandé de consulter un médecin traitant. Celui-ci peut prescrire des tests sanguins ou des tests cutanés pour identifier les allergènes spécifiques et recommander un traitement adapté pour soulager les symptômes allergiques. En cas de symptômes graves ou persistants, une consultation avec un allergologue peut être nécessaire pour un diagnostic approfondi et une gestion optimale de l'allergie au pollen.

Comment soigner les allergies au pollen ? 

Savez-vous que l'allergie au pollen est l'une des allergies les plus courantes en France ? En effet, selon le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), près d'un quart de la population française est concerné par ce problème allergique. Si pour certains, les symptômes peuvent être bénins, pour d'autres, ils peuvent être plus intenses voire handicapants.

Quelques conseils pour limiter l’exposition au pollen 

Lorsque l'allergie au pollen se manifeste, il est crucial de prendre des mesures pour limiter son exposition et atténuer les symptômes. Voici quelques conseils pratiques pour vous aider à gérer votre allergie au pollen au quotidien. 

La première chose à faire est d’identifier les plantes allergènes : Toutes les plantes à graines produisent du pollen, mais certaines sont plus allergisantes que d'autres. Le bouleau, le platane, le noisetier et le châtaignier sont parmi les arbres les plus à risque. Consultez un allergologue pour déterminer les allergènes spécifiques auxquels vous êtes sensible.

Une fois que vous avez identifié votre allergie au pollen, optez pour des traitements adaptés :

  • Désensibilisation : Ce traitement consiste à exposer progressivement votre organisme à de faibles doses d'allergènes sur le long terme, ce qui peut réduire les symptômes allergiques.

  • Médicaments antihistaminiques : Les antihistaminiques peuvent aider à réduire les réactions allergiques en bloquant l'histamine, une substance libérée en réponse à l'allergène. Des options en vente libre ou sur ordonnance sont disponibles, notamment des sprays nasaux, des solutions de lavage oculaire et des comprimés antihistaminiques.

  • Traitements naturels : Certaines personnes trouvent un soulagement avec des remèdes naturels tels que les huiles essentielles d'eucalyptus ou de menthe poivrée pour dégager les voies nasales, le miel pour apaiser la gorge et l'ortie qui agit comme un antihistaminique naturel.

Enfin, n’oubliez pas d’adopter des gestes préventifs. En voici quelques uns que vous pouvez appliquer quotidiennement pour réduire votre allergie au pollen :

  • Se laver les cheveux et le visage régulièrement pour éliminer le pollen.

  • Porter des lunettes de soleil pour protéger les yeux des particules de pollen.

  • Aérer le logement pendant au moins 10 minutes par jour, de préférence tôt le matin ou tard le soir.

  • Éviter les activités extérieures les jours de forte concentration de pollen.

  • Sécher le linge à l'intérieur plutôt qu'à l'extérieur pour éviter qu'il ne se charge en pollen.

  • Éviter les facteurs irritants supplémentaires tels que la fumée de tabac, les produits d'entretien agressifs et les odeurs fortes.

 

En cas de symptômes persistants ou de besoin de conseils supplémentaires, n'hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou votre pharmacien. Ils pourront vous recommander les meilleures mesures à prendre et vous proposer un traitement adapté à votre situation.

 

Sources : 

https://www.pollens.fr/ 

https://pasteur-lille.fr/2022/04/27/allergies-pollen-traitement/ 

https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/air-exterieur/pollens-et-allergies/article/effets-des-pollens-sur-la-sante 

https://www.pollens.fr/le-reseau/allergie

]]>
https://pharmaciedeleglise.pharmavie.fr/actualites/2152-reconnaitre-et-soulager-votre-allergie-au-pollen